Customer story · Deep tech
Comment Diamfab sécurise ses secrets industriels avec Gilbert
Deep tech du diamant semi-conducteur basée à Grenoble, Diamfab a choisi Gilbert pour garder la trace de ses réunions sans qu'une seule donnée quitte la France. Retour d'expérience avec Bastien Vivenot, chief of staff.


Une technologie de frontière, et des notes à la main.
Diamfab développe des wafers de diamant semi-conducteur pour l’électronique de puissance. Spin-off du CNRS, Institut Néel, née en 2019 à Grenoble, l’entreprise a levé 8,7 M€ en 2024 et a inauguré sa première ligne pilote en janvier 2026. Elle est très active dans le champ scientifique (publications, conférences) et a des cycles d’itération technologiques rapides.
Or, comme dans beaucoup de jeunes entreprises, beaucoup d’informations se communiquaient à l’oral. Une forte culture de la note manuscrite chez les chercheurs, une prise de notes projet en réunion parfois dispersée. « Notre fonctionnement n’était pas uniforme », résume Bastien Vivenot. « Beaucoup d’informations n’étaient pas au bon endroit et ne circulaient pas correctement. » Le besoin était double : faire remonter une information précise sans détourner les équipes de la R&D, et garder une trace écrite de ce qui se décide.
« Nous développons une technologie de frontière, que de rares acteurs maîtrisent dans le monde. Nous devons nous assurer que tout reste chez nous. »
Bastien Vivenot, chief of staff
Savoir où vont les données.
Diamfab voulait déployer un premier outil d’intelligence artificielle de manière transverse, pour que chacun s’en empare et comprenne que « l’IA, ce n’est pas que ChatGPT ». À une condition, non négociable : savoir où vont les données. Bastien Vivenot avait fait le test avec un outil qui analyse un historique ChatGPT exporté. Le verdict l’a marqué : en quelques semaines d’usage, une IA grand public accumule énormément d’informations sur l’entreprise, et les stocke sur des serveurs à l’étranger.
Diamfab garde autant que possible ses données en interne ou sur des services dont elle connaît l’hébergement. Pour une société qui publie ses résultats mais protège tout ce qui ne l’est pas encore, un outil de compte rendu qui écoute les réunions devait répondre au même standard.
Deux outils testés, un critère qui tranche.
Diamfab a comparé deux solutions. La première, très complète, a fini par jouer contre elle : « On peut faire énormément de choses, il va très loin, mais ce n’est pas si intuitif. Les équipes n’ont pas accroché. » Ses données transitaient par des serveurs Microsoft, et le niveau de protection supérieur était facturé en option.
Gilbert a gagné sur les deux critères qui comptaient. La souveraineté d’abord : hébergement en France sur un cloud OVHcloud qualifié SecNumCloud, conforme RGPD, et aucun enregistrement ne sert jamais à entraîner une IA tierce. « Des solutions vraiment avancées sur la protection des données, il n’y en a pas des milliers. Vu de l’extérieur, Gilbert offrait l’un des plus hauts niveaux de sécurité et de souveraineté de la donnée. » La simplicité ensuite : « Nous l’avons essayé : c’est simple à utiliser, et bien moins lourd. »

D’abord les managers, puis les équipes demandent.
Le pilote a commencé par les managers, chacun testant les deux outils. Gilbert a été bien accueilli, au point que d’autres collaborateurs, ayant entendu parler du déploiement, ont demandé à l’avoir. Aucune résistance : la confiance dans l’outil a fait le reste.
Aujourd’hui, Gilbert sert au quotidien, quand un interlocuteur vient présenter des résultats importants ou des propositions nouvelles de développement, où le besoin de trace est le plus fort. Un détail apprécié : aucun bot ne s’invite à l’écran. Et ce qui compte pour Diamfab, ce sont les comptes rendus : « Ils sont bons. Et pour ceux qui n’avaient jamais vraiment utilisé l’IA, cela met à l’aise. »
« Une fois qu’on dispose d’un outil de confiance, ce n’est pas compliqué. Précisément parce que la confiance est là, les gens y vont plus naturellement. »
Bastien Vivenot, chief of staff

De la mémoire à la décision.
Diamfab écrit sa doctrine interne sur l’IA et prévoit de s’appuyer sur des modèles européens pour la gestion de projet. La prochaine étape avec Gilbert, formulée par Bastien Vivenot lui-même : ne plus laisser les comptes rendus « sur le côté », mais en faire un outil de suivi et de décision. « C’est l’étape suivante, celle qui permet d’exploiter tout le potentiel de l’application dans l’entreprise. »
Deux chemins s’ouvrent. Interroger directement la mémoire des réunions avec « Dis, Gilbert », l’agent intégré à l’application, qui répond avec ses sources. Ou brancher cette mémoire sur l’assistant IA retenu par l’entreprise, chacun avec son propre contexte et le même niveau de confidentialité. Dernière attente, l’information des participants : Gilbert la prévoit en mode entreprise, avec le recueil du consentement avant la réunion ou en direct dans le chat de la visio.

« C’est un excellent point de départ : la confiance s’installe rapidement, y compris pour ceux qui n’ont jamais utilisé l’IA auparavant, et cela permet de gagner en productivité. »


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